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vendredi 7 juillet 2017

CINÉMA - Ava de Léa Mysius



Ava, c’est une brûlure, un récif, un désir, une urgence de vivre.

Un besoin d’aimer et d’être aimée, envers et contre tout ce qui pourrait nous empêcher de vivre pleinement ; la menace d’un chien qui rôde, la police toujours présente, une mère volage et insidieuse.
Ava, personnage éponyme du premier film de Léa Mysius, est une jeune fille de 13 ans, qui voit son champ de vision rétrécir jour après jour.
Un film d’été au bord de la plage, filmé sur pellicule, ce qui donne un grain si particulier à l’image et des couleurs vives mais déjà mélancoliques, qui portent les marques du passé tout comme l’histoire qui se déroule sur l’écran. Les plans sont composés de manière remarquable. Ce sont des tableaux, des accumulations orchestrées d’objets et d’indices qui marquent notre rétine par la sensibilité artistique et la beauté sauvage qui s’en dégagent.


Cet été, c’est celui de la première et dernière fois, un interstice trop éclatant avant que le rideau noir de jais ne se referme.
Nous pourrions d’abord croire que cette voie est sans issue, un traquenard qui ne peut être déjoué, la piste de sable chaud qui conduit vers une mort des sens lente et douloureuse. Mais le scénario est bien tranché, deux parties s’opposent et s’affrontent. D’un côté l’amertume d’une vie de famille désordonnée et faussement heureuse ; de l’autre l’amour impossible, la course folle, la liberté pour envoyer balader la fatalité crasse de la vie.
Et l’imaginaire, les rêves, les cauchemars, qui ponctuent le récit comme des respirations esthétiques et oniriques, jusqu’à devenir folie du réel.

Ava, une brûlure sous un soleil de plomb, une dernière danse rythmée par la symbolique chanson « Sabali » d’Amadou et Mariam.




"Ava" de Léa Mysius, sorti en salle le 21 juin 2017, avec Noée Abita, Laure Calamy et Juan Cano.

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