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jeudi 9 juillet 2015

La fée carabine de Daniel Pennac

"- C'est vrai, oncle Stojil, j'ai vu une fée, elle a transformé un mec en fleur.
- Ça vaut mieux que le contraire, répond Stojil sans quitter l'échiquier des yeux.
- Pourquoi ?
- Parce que le jour où les fées transformeront les fleurs en mecs, les campagnes ne seront plus fréquentables."
Auteur: Daniel Pennac
Edition: Folio
Année de sortie: 1989
Nombre de pages: 309
Prix: /
ISBN:2-07-038131-5

Résumé:
"Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? " 
Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, aîné d'une famille nombreuse,  élevant les innombrables enfants de sa mère, cœur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même (" l'innocence m'aime ") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

Mon avis:
Ce second tome est assez différent du premier, dans la mesure où Benjamin Malaussène n'est pas tout le temps le narrateur. Ce sont des policiers qui détiennent le rôle principal dans la plupart des chapitres, bien que ce soit toujours en lien avec la famille Malaussène.
Cette suite reste, bien évidemment, dans la même ambiance "hallucinante" que le premier: entre Stojilkovicz, qui organise "La Résistance active à l'éternité" en armant des vieilles dames pour qu'elles puissent se défendre en cas de danger; la famille Malaussène qui accueille des papis drogués; le boulot de Benjamin, Bouc Emissaire dans une maison d'édition. 
Bien que tout cela semble n'avoir aucun sens, en réalité, il y a bien un lien entre toutes ces histoires. Comme dans le premier, les pièces du puzzle s'ajoutent petit à petit, et ce n'est que vers la fin que toute l'intrigue s'éclaire.


Dès le début, on retrouve quelques éléments déjà connus: Malaussène, ses frères et sœurs, et sa mère.
Puis les nouveaux personnages, Pastor, Coudrier, Van Thian, les policiers, que l'on suit dans leurs enquêtes, nous deviennent familiers. Je me suis rapidement attachée à eux, car ils ont eux aussi un petit grain de folie, une personnalité spéciale, que Pennac investit de manière à les faire ressortir comme s'ils étaient des personnages principaux. 
J'ai particulièrement aimé la vieille Vietnamienne, un personnage complexe, tant au niveau de son histoire que de sa psychologie, qui m'a beaucoup touchée.

J'ai aussi apprécié qu'il reste du premier tome un fil conducteur, celui des récits racontés aux enfants, le soir: le "flambeau" passe de Benjamin au vieux Risson, un des papis drogués, puis à... Ah non, je ne dirai rien de plus!

Le plaisir de lire est le même que dans le premier tome: de l'humour, encore et encore, des histoires étranges et folles. Tellement d'histoires, d'ailleurs, que l'auteur a vraiment beaucoup de talent pour réussir à les mener aussi bien.
Mais ce tome prend aussi une tonalité plus dramatique, cruelle. Pour ne pas vous spoiler, je ne peux pas en dire plus.


Bref, j'ai trouvé que ce tome est encore plus surprenant, plus complexe et plus profond que le premier.
Tout en restant excellent et léger, il glisse sur la pente du roman noir.

1 commentaire:

  1. Hum... Je ne sais pas si c'est une histoire qui me tenterait bien^^'

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