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samedi 14 février 2015

Un endroit pour vivre de Jean-Philippe Blondel

Ce qui est sûr – c'est que je n'ai jamais vécu ça.
Le cœur qui bat la chamade – le parfum de la peau qui s'exhale – le corps qui se plie et qui appelle l'autre – de toutes ses forces – de toute sa faiblesse – un baiser – je ne sais plus qui je suis quand tu n'es pas là – embrasse-moi encore.
Et oublier le monde autour. p.41

Auteur: Jean-Philippe Blondel
Edition: Actes Sud Junior (D'une seule voix)
Mois et Année de parution: 2007 pour la première édition, 
2014 pour la présente édition
Nombre de pages: 64
Prix:9,00
ISBN: 978-2-330-03252-4

Synopsis:
"C'est à cause du nouveau proviseur - M. Langlois (...). De ses discours autoritaires. De sa façon d'insister sur tous les mots négatifs qu'il emploie : ne pas, interdit, plus jamais, personne. De la manière dont ils le regardaient tous - comme des moutons -, les yeux mouillés, un regard glissé par en dessous, obéissants, jugulés. Ça m'a bouffé." 
On a beau être un élève réservé, sans histoires, il y a des sermons, des injustices, qui ne passent pas. Caméscope au poing, l'adolescent décide de filmer ses camarades et de raconter son lycée pour ce qu'il est aussi : un lieu de vie, d'amitié, de haine comme d'amour.

Mon avis:

Je ne pouvais pas passer à côté de ce petit roman de Blondel, qui plus est édité chez Actes Sud, collection d'une seule voix, collection que j'affectionne particulièrement pour la pertinence des textes.

Blondel se met avec une facilité déconcertante dans la peau d'un adolescent. Quelques lignes à peine pour dépeindre un élève qui pense avoir trouvé sa place dans son collège, silencieux, en retrait.
 Mais quand le nouveau proviseur met en place des règles drastiques (tenue impeccable, pas de démonstrations de tendresse, le travail avant tout), et que les élèves se taisent, notre narrateur cinéphile se révolte. Il lui faut trouver un moyen de montrer à tous que le lycée est aussi et avant tout un lieu de vie, d'amour, faisant un pied de nez au proviseur.
Caméra au poing, au fil des jours, ils filment des moments d'intimité, un baiser, des instants simples, silencieusement, en douceur...

Un récit d'une seule voix. Des phrases courtes, hachées, spontané. En une soixantaine de pages, la poésie, les émotions, la sensibilité, le cynisme du narrateur s’insinuent en nous, et nous transportent.
C'est toujours un plaisir de lire du Jean-Philippe Blondel, ses textes respirent, sonnent juste et vrai.



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